| Bertrand Camescasse, Société Générale |
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Pouvez-vous nous présenter votre parcours, votre métier ?
Après 13 années passées à travailler en agence, je m’occupe depuis un peu plus de 2 ans de l’animation du marché des professionnels pour le sud de l’Ile de France. Je sers en quelque sorte de courroie de transmission entre les services du siège et les directions locales dont dépendent les agences. Société Générale compte 370 agences sur ce périmètre. Je suis également en contact avec des partenaires comme HDSI. Comment étudiez-vous les dossiers de création d'entreprise ? En plus de votre expertise, sont-ils soumis à un comité spécifique ? La création d'entreprise nous intéresse ! Nous sommes nous aussi commerçants et sommes à la recherche de nouveaux clients. 63% de nos entrées en relation sont des affaires de moins d’un an. Elles sont généralement liées à une demande de financement. Dans ce contexte, nous essayons de nous appuyer sur nos partenaires, comme les experts comptables, et sur les réseaux d’accompagnement. Dans nos agences nous avons des spécialistes appelés « conseillers supports » qui peuvent aider si besoin nos collaborateurs juniors. Des « fiches métiers » sont par ailleurs mises à disposition et nous demandons à notre force de vente de se rendre dans les locaux de nos clients et prospects pour développer leurs connaissances sur les différents types d’activité. Les directions locales dont dépendent les agences peuvent décider en dernier ressort quasiment tous les dossiers présentés. Les particularités locales sont donc connues des décideurs. Quel est votre lien avec Hauts-de-Seine Initiative ? (convention, partenariat…) Société Générale est partenaire de France Initiative. Nous demandons donc à nos directions locales d’être partenaire des plateformes locales de ce réseau. C’est le cas pour HDSI qui travaille étroitement avec nos directions du 92. Concrètement, nous nous faisons de la prescription réciproque pour faire aboutir les projets des créateurs et nous participons aux comités d’engagement. Comment l’action et le financement de l’association peuvent-ils vous aider dans l’étude de financement de ces projets ? L’expertise d’HDSI, par exemple pour des activités difficiles à appréhender comme les sites internet, et leurs dispositifs (prêts d’honneur, parrains) nous sont des aides précieuses qui permettent de compenser certaines faiblesses des dossiers reçus comme le manque d’expérience ou le manque d’apport. Avez-vous déjà financé des projets s’inscrivant dans l’Economie Sociale et Solidaire ? Ce marché nous intéresse mais doit encore être développer avec HDSI. Cela fait partie de nos ambitions pour 2012. Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre travail ? La crise économique, les élections à venir, l’effet grossissant des médias véhiculent de nombreuses idées fausses comme par exemple le fait que les banques ne prêtent plus. C’est bien évidemment complètement faux. Idem pour l’amalgame souvent fait entre traders, banquiers et conseillers de clientèles. Ces personnes ne font pas le même travail et n’ont pas les mêmes responsabilités ou revenus. Quels conseils donneriez-vous aux créateurs qui souhaitent se lancer et qui cherchent des financements bancaires ? Vaste question. Je me limiterai donc au domaine bancaire. Par-delà les conditions du prêt, négocier également les conditions de fonctionnement du compte. Et la qualité de l’interlocuteur me semble par ailleurs déterminante dans le choix de sa banque. |