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Mylène Lavialle, directrice de www.squaredespetits.com

Mylne_LaviallePouvez-vous nous présenter votre activité en quelques lignes :

www.squaredespetits.com est le 1er site gratuit et "communautaire" de vente et d’achat de matériel d’occasion pour les enfants de 0 à 12 ans : matériel de puériculture, vêtements et accessoires pour bébés, enfants et futures mamans,  jouets, jeux, literie, déco et mobilier…

Ce site propose de vendre et acheter sur toute la France, et pouvoir créer une communauté pour acheter du matériel d’occasion en toute confiance et en sécurité, à des amis, des connaissances, des amis de connaissances…

Parce que les enfants grandissent et qu’il nous faut sans cesse renouveler la gamme de nos bambins, www.squaredespetits.com est LA solution !

Racontez-nous votre parcours, qu’est-ce qui a fait de vous une entrepreneuse ? Comment est née l’idée du projet ?

J’ai été salariée pendant 12 ans dans le marketing. Il y a 3 ans avec mon conjoint nous sommes devenus parents, le déclic a eu lieu à ce moment-là. Depuis la naissance de notre premier enfant, nous avons acheté, et sommes vus également offrir, de nombreux articles de puériculture, qui n’ont été utilisés que quelques semaines (voir jamais !). Nous avons commencé à vendre ces articles à certains de nos proches qui attendaient eux-mêmes leur premier enfant. Nous avons constaté que beaucoup de personnes hésitent à acheter de l’occasion lorsqu’elles ne connaissent pas le vendeur.

C’est ainsi que l’idée de créer un site communautaire d’annonces spécialisé dans le matériel pour enfants est née !!

J’ai alors contacté l’association Coup de Pouce de l’agglomération du Mont Valérien. Ils nous ont accueillis et nous ont tout de suite soutenus. Nous avons travaillé pendant 6 mois sur la construction du projet. Ensuite Coup de Pouce nous a orientés pour le financement vers Hauts-de-Seine Initiative.

Sans HDSI, le projet n’aurait jamais pu se concrétiser en SARL !

Avez-vous rencontré des difficultés ? Des choses plus faciles à mettre en place ?

J’ai rencontré 2 difficultés majeures :

- Le regard des autres, car en France être une jeune femme cheffe d'entreprise reste assez mal compris. J'ai d’ailleurs participé à un petit-déjeuner débat organisé  par HDSI sur le thème "Avez-vous brisé le Plafond de verre ?",  car, oui, cela existe ! Le statut de jeune cheffe d'entreprise est peu valorisé et intégré dans les mentalités !

- La solitude ! N’ayant  pas les moyens d’être dans une pépinière d’entreprise, je travaille chez moi. Certains jours, la solitude est difficile : prendre des décisions, se motiver sans pourvoir échanger, brainstormer. Depuis, J’ai  créé une «équipe » en constituant un réseau professionnel et personnel que j’appelle « mes ambassadeurs »!

Pour les choses plus faciles, j’ai eu la chance de trouver rapidement un organisme financier qui a cru en nous : le Crédit Agricole ! J’ai aussi eu l’opportunité de trouver des partenaires très professionnels et surtout humains grâce à Coup de Pouce : mon expert-comptable Eric Galland, mon web designer : Christophe Faizant.

Mes compétences professionnelles en marketing et communication me permettent aussi de mettre en place des actions en place assez facilement.

La rencontre HDSI : comment avez-vous rencontré l’association ? Quelle a été la valeur ajoutée du financement HDSI ?

J’ai rencontré HDSI à la fin de mon  parcours avec Coup de Pouce.

A  l’issue l’expertise  de mon dossier, je suis passée en comité d’engagement pour faire valider mon projet. HDSI est bien plus qu’un organisme préteur car leur soutien est intimement lié aussi à l’obtention du prêt bancaire. Aujourd’hui je peux dire que sans HDSI je n’aurai pas pu créer ma société. Au-delà des prêts, il y a aussi l’humain, la présence. Je tiens à remercier Frédérique Debruille, mon interlocutrice chez HDSI, qui a été de bons conseils et toujours à l’écoute.


Quel conseil donneriez-vous à un créateur qui souhaite se lancer ?

Faites-vous aider! Contactez la CCI, votre mairie... Il faut se faire accompagner, c'est le meilleur moyen de commencer sereinement son activité.


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Olivier Selle, créateur de Quarks Gallery

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Pouvez-vous nous présenter votre activité en quelques lignes :

Quarks gallery est une galerie d’art contemporain. Sa vocation est de promouvoir de jeunes artistes français et internationaux. Quarks propose 2 possibilités de promotion : la première consiste à organiser une exposition physique des œuvres d’un artiste dans une galerie ou un espace d’exposition. La seconde est la mise en place d’une « galerie virtuelle » sur notre site internet. Grâce à des technologies nouvelles et aux nouvelles normes internet, Quarks Gallery propose un espace de visite en 3 dimensions dans lequel le visiteur web peut se balader à sa guise, sans aucune contrainte, tout en ayant au fur et à mesure de sa visite, les informations complètes sur l’ œuvre et bientôt la possibilité de l’acquérir.

Racontez-nous votre parcours, qu’est-ce qui a fait de vous un entrepreneur ? Comment est née l’idée du projet ?

J’étais commercial dans une société de prestation de services. Cela faisait près de 5 ans que je pensais à ce projet ! A 30 ans, je me suis lancé ! Passionné par l’art, j’avais envie de m’investir dans ce secteur. En étudiant le marché de l’art, je me suis aperçu d’une opportunité sur le web : proposer une galerie d’art 3D.  J’ai trouvé ce projet vraiment innovant et quasi-inexistant sur le web.


Avez-vous rencontré des difficultés

La plus grande difficulté a été dans l’aiguillage du projet et dans les tentatives de concrétisation. Ce n’est pas évident au départ de trouver des gens à la fois fiables et qui croient en votre projet !

La rencontre HDSI : comment avez-vous rencontré l’association ? Quelle a été la valeur ajoutée du financement HDSI ?

J’ai connu HDSI par la Boutique de gestion qui m’a bien aidé en amont. Au-delà du financement HDSI, c’est le côté humain de cette association qui a été très important : avoir un conseiller qui suit votre dossier, qui est à votre écoute et vous permet d’avoir du recul sur le projet… Un œil neuf et expert est vraiment constructif !

Quelles ont été les aides accordées par HDSI ? (Prêt d’honneur – NACRE…)

J’ai bénéficié au total de 11 000€ de prêt à taux zéro, soit 5500€ dans le cadre de Nacre II et 5500€ en prêt d’honneur.

Ce financement a contribué largement au besoin de fonds de roulement, primordiale pour démarrer son activité.

Quels sont les projets à venir ?

Tout d’abord l’ouverture publique du site Quarks gallery ! Le site devrait ouvrir d’ici quelques jours…

L’Expo "Les Monstres Intimes" de Kira Leigh Maintanis, en cours, au 32, rue Rodier, 75009 PARIS. Du Lundi au samedi de 1hh30 à 19h. Avis aux amateurs !

Quel conseil donneriez-vous à un créateur qui souhaite se lancer ?

Il est indispensable de s’entourer ! N’hésitez pas vous faire accompagner par des structures compétentes et bien établies. Le danger dans l’entrepreneuriat est l’isolement.


 
Laurent Samuel, éditeur du site Association1901.fr, nous parle des métiers du web

Présentez-nous votre parcours, votre métier et votre activité en tant que "éditeur web" ?

Juriste-fiscaliste de formation, j’ai travaillé plus de 20 ans dans le secteur bancaire comme consultant formateur. En 2006, j’ai créé pour m’amuser un petit blog d’informations juridiques destiné aux dirigeants associatifs. Aujourd’hui, Association1901.fr est devenu une ressource de référence sur le web pour le monde associatif et j’y consacre une bonne partie de mon temps.

En quoi consiste le métier d’éditeur web ?

C’est un métier nouveau, émergent, que de nombreuses personnes pratiquent sans le savoir. Il s’agit de créer, mettre en forme et diffuser toutes sortes de contenus sur le web pour le compte d’une entreprise ou d’une collectivité locale, par exemple.

Le métier mêle des aspects techniques liés au web, à la navigation, au référencement avec une dimension nettement éditoriale de conception et de mise en forme des contenus ; évidemment le  marketing spécifique à internet occupe une place importante.

Quelles sont les tendances des métiers du web à l’heure actuelle ?

On entend beaucoup parler du community manager, un personnage clé pour toute structure dotée d’un site web, censé gérer la dimension communautaire et l’identité numérique de son employeur. Pour moi, il ne s’agit ni plus, ni moins que d’éditer des contenus et de faciliter leur propagation sur le web, éventuellement en s’appuyant sur les réseaux sociaux.

Pour les professionnels d’internet, une grande question est celle de l’accès au web : par quel moyen accèderons-nous au web dans le futur ? En continuant à utiliser des moteurs de recherche ou bien à travers les réseaux sociaux qui nous ouvrent une fenêtre plus réduite mais plus personnalisée sur la toile ? La réponse détermine les investissements à effectuer et les endroits où il faudra être pour bénéficier de la visibilité maximale. Une autre grande question concerne la mobilité des internautes, qui sont de plus en plus nombreux à consulter les sites web depuis leur smartphone. Cela implique pour les éditeurs de contenus des évolutions techniques, voire éditoriales, pour adapter l’ergonomie à ces nouveaux contextes de consultation.

Quel est votre lien avec HDSI ? (convention, partenariat…)

J’ai eu le plaisir d’animer pour HDSI une formation destinée à des associations à propos de l’utilisation du web et des réseaux sociaux au service de leur cause. J’ai pu constater à nouveau que dans de nombreuses associations, petites ou grandes, on a dépassé le phantasme « d’être sur le web » à tout prix. La réflexion s’organise autour de la place d’internet dans une stratégie de communication globale et de la notion d’identité numérique (quelle image de la structure est projetée au public par sa présence sur le web et les réseaux sociaux ?).

Quels conseils donneriez-vous à un créateur qui souhaite se lancer dans ce domaine ?

L’édition de contenus en ligne reste un domaine porteur même si le marché n’est plus émergent et que les « places au soleil » ne sont plus si nombreuses. C’est avant tout un métier « éditorial » lié à la création et la diffusion de contenus, même si la dimension technique d’internet reste présente.

 

www.association1901.fr
 
Marie-France Ducroquet, directrice de L’institut de Développement des Activités de Proximité

IDAP_fauteuilQu’est-ce que l’IDAP ? Comment cette association s’inscrit-elle dans L’ESS ?

L’institut de Développement des Activités de Proximité (IDAP) est une association créée en 1998 qui a pour objet la formation professionnelle. Notre engagement est de donner accès n’importe où, n’importe quand, aux données indispensables pour devenir un professionnel des services à la personne. Le but final est de contribuer à constituer un secteur économique reconnu, créateur de richesses, d’emplois, de lien social et de développement local.

Le développement d’Internet a permis l’aboutissement  de ce projet : offrir 30 programmes animés et illustrés à ses clients, est désormais chose faite. Sur leur site internet, chacun peut découvrir ces programmes finançables par des organismes agréés du secteur (OPCA).


Comment avez-vous rencontré HDSI ? Quelles ont été les aides accordées ? IDAP_enfant_malade

Nous avons rencontré HDSI par l'intermédiaire de notre expert-comptable. Après avoir s’être rencontré à plusieurs reprises, étudié notre dossier passé en comité d’engagement, nous avons bénéficié d’un financement de 15000€. Ce prêt a été très important pour IDAP : il a contribué à son développement !

Au-delà du financement, HDSI nous a accompagnées à travers le DLA (Dispositif Local d’Accompagnement). C’est un véritable un « appui conseil » mené par un cabinet extérieur.

Les principaux apports du DLA, constatés,  ont été :

- La pertinence de son analyse globale,
- Le pragmatisme des solutions à court terme, lié à une vision prospective.
- La cohérence globale : il lie les aspects financiers, gestionnaire, commerciaux, ressources humaines, avec des contacts réguliers jusqu'à l'évaluation à deux ans.


Des projets à venir ?

Continuer le développement de programmes de professionnalisation innovants pour les cadres et intervenants dans les services à la personne.

 

Plus d'information sur www.idap.org

 

 
Pierre Gauthey, directeur associé de PETITS-FILS
Pierre Gauthey et Damien Texier ont créé PETITS-FILS, entreprise de services à la personne spécialisée dans les services d’aide à domicile pour les personnes âgées.

 


petit_filsRacontez-nous votre parcours, qu’est-ce qui a fait de vous un entrepreneur ? Comment est née l’idée du projet ?

"J’ai d’abord fait des études de droit avant d’intégrer l’EDHEC, une école de commerce ou j’ai rencontré mon associé Damien Tixier. L’idée du projet est née de l’observation des besoins de nos grands-parents à un moment ou l’on parlait beaucoup des services à la personne. La qualité de l’offre existante ne nous semblait pas satisfaisante. Pendant l’été 2006, Damien et moi venions de terminer nos études à l’EDHEC, nous avons décidé de créer une entreprise d’aide à domicile avec pour objectif de construire un service spécialisé dans l’aide au maintien à domicile avec un niveau de qualité de service élevé."



Avez-vous rencontré des difficultés ?

"La seule difficulté rencontrée a été de lever les aprioris du monde médico-social à notre égard. Il faut savoir qu’il s’agit d’un secteur historiquement associatif dont les acteurs ne voient pas toujours d’un très bon œil deux jeunes de 26 ans, sortant d’école de commerce, et exerçant cette activité sous la forme d’une société commerciale. Il nous a fallu faire nos preuves et nous distinguer par notre professionnalisme et la qualité de notre service."



La rencontre HDSI : comment avez-vous rencontré l’association ? Quelles ont été les aides accordées?

"Au début de notre projet nous avons recensé les aides existantes pour la création d’entreprise et découvert ainsi l’existence des prêts d’honneur HDSI. Nous avons bénéficié d’un prêt EDEN personnel à taux 0 sur 5 ans, d’un montant de 4500 euros chacun soit 9000 euros au total."



Au-delà du financement, quel a été le soutien fourni par HDSI ?

"C’est déjà beaucoup. Lors d’une création d’entreprise, particulièrement pour des jeunes de 26 ans, le financement est la problématique principale. En nous prêtant 9000 euros, HDSI a non seulement augmenté notre capacité financière de 9000 euros, mais nous a également facilité l’accès au prêt bancaire."


Quels sont les projets à venir ?

"5 ans après sa création, Petits-fils affiche un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros, compte 7 salariés encadrants et 80 auxiliaires de vie. 2012 est une année capitale car nous entamons notre développement national, notamment en franchise. Objectif : 5 agences fin 2012. Avis aux entrepreneurs !"


Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un créateur qui souhaite se lancer ?

  • "Parler de son idée. Beaucoup de porteurs de projets ne parlent pas de leur idée de peur de se la faire voler. Or une idée est rarement aboutie du premier coup. Il faut la partager, la confronter aux autres pour la faire évoluer et en faire un projet concret et viable.
  • Réaliser une étude de marché approfondie et un business plan précis afin d’avoir des outils de gestion. De nombreux dépôts de bilans sont dus à un défaut de gestion et de pilotage (mauvaise évaluation du Besoin en Fonds de Roulement par exemple).
  • Oser se lancer. La création d’entreprise est une aventure extraordinaire mais la peur de l’échec freine beaucoup de porteurs de projets. Il faut dédramatiser l’échec.
  • Travailler ! Le succès est directement proportionnel au travail fourni."

 
Nicolas Mangione, directeur d'EXTRAMUROS
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L'association Extramuros a été créée en 2005 afin de proposer des créations et des actions de sensibilisation liées à la valorisation originale des objets et matières mis au rebut.

 

 

 

Pouvez-vous nous présenter l'activité d'Extramuros ?


extramuros"A l’origine, il s'agissait principalement de créer des objets fonctionnels et haut-de-gamme à partir de matériaux de récupération issus du patrimoine de production des entreprises partenaires. Ces créations donnaient ensuite lieu à des expositions ludiques organisées pour le compte d'entreprises, et de villes.
Suite à un intérêt prononcé pour nos "Objets Infinis", il a été décidé en 2008 de créer l'entreprise d'insertion Extramuros qui a pour objet la fabrication des "Objets Infinis", que ce soit des pièces uniques ou des petites ou moyennes séries. Nous avons ainsi lié au projet environnemental un projet social qui nous permet de développer un développement durable global.

L'entreprise d'insertion répond maintenant aux demandes d'entreprises, de villes et de particuliers en réalisant de façon responsable des éléments de mobilier, des biens d'équipement ou encore des cadeaux clients/partenaires/collaborateurs."

Comment l'association HDSI vous a-t-elle aidé ?

"L'accompagnement HDSI, dans le cadre du Dispositif Local D'accompagnement (DLA), a porté sur notre stratégie de communication. En 4 journées de rencontre, d'échanges et d'analyse avec des professionnels de la communication, nous avons imaginé une façon plus pertinente d'approcher de nouveaux partenaires et de leur faire appréhender les avantages qu'il y a à tirer d'une collaboration avec Extramuros. Nous avons bénéficié d’un second DLA pour améliorer nos compétences et nos outils en termes d'analyse financière."

Des projets à venir pour Extramuros ?

"Plein ! des partenariats toujours plus nombreux, donc de nouvelles créations et actions ; l'acroissement de notre équipe, de nos compétences et de nos résultats en termes d'insertion..."

 
Joanna KOCIMSKA, Chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l'égalité.

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La politique du Gouvernement en faveur de l’égalité hommes/femmes  répond  à des enjeux essentiels à la fois en termes d’acquis démocratiques, de cohésion sociale et de développement économique. S’inscrivant dans la mise en œuvre des engagements internationaux et européens pour l’égalité des sexes, la mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité, désormais rattachée à la Direction départementale de la cohésion sociale, coordonne la mise en œuvre dans le département des Hauts-de-Seine de cette politique interministérielle.

 

 

Présentez-nous votre activité. En quoi consiste la Mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité ?

La mission que j’anime vise deux grands objectifs :

  • Egalité entre les femmes et les hommes dans la vie professionnelle, économique, politique et sociale.
  • Promotion des droits, prévention et lutte contre les violences sexistes.

La mission travaille dans une double approche qui combine action spécifique et action intégrée. D’une part, il s’agit de mettre en place des actions spécifiques en faveur des femmes et des filles, ayant pour but de corriger des inégalités entre les femmes et les hommes. D’autre part, il convient d’intégrer la question de l’égalité et  des droits des femmes dans toutes les politiques publiques (ex. d’éducation, de santé, d’accès à l’emploi, de prévention de délinquance, etc.) pour faire en sorte qu’elles contribuent à ce même objectif.

Pour ce faire, la mission met en place des espaces collectifs de réflexion et de travail avec différents services de l’Etat, des acteurs publics et professionnels, associations ou partenaires du tissu économique.  L’objectif  est de permettre à ces acteurs et actrices de se rencontrer autour d’un état des lieux commun à partir duquel il sera question de faire évoluer leurs pratiques ou d’impulser les nouvelles actions partenariales.


Quelques exemples d’actions :

Dans le cadre du Conseil départemental de prévention de la délinquance, je coordonne une commission départementale d’action contre les violences faites aux femmes présidée par le préfet. J’anime 5 sous-commissions thématiques pilotées par différents services d’Etat (services de police, justice, hébergement/logement, éducation nationale, travail) afin de prendre en compte de manière globale la question de ces violences spécifiques qui trouvent leur source dans des rapports de sexe inégaux.

Les membres de la commission départementale déterminent ensemble des objectifs reflétant des engagements nationaux et régionaux, puis les mettent en œuvre dans le cadre d’un plan d’action départemental opérationnel.  C’est ainsi qu’ont été mises en place des formations destinées aux agents de police pour améliorer l’accueil des femmes victimes qui viennent déposer plainte (cela a concerné environ 160 agents en 2011). Depuis sa création en 2000, le dispositif « Femmes victimes de violences 92 » a écouté plus de 17 500 appels, et réalisé plus de 27 000 entretiens.


Quels sont les actions et les objectifs pour 2012 ?

Le grand chantier 2012 sera la déclinaison du plan régional stratégique pour l’égalité femmes/hommes mobilisant tous les acteurs de l’Etat.  Ce chantier permettra d’avoir des réferent-es nommé-e-s dans chaque administration, d’organiser et de mener à bien cette démarche au niveau départemental.

Ce plan se conjuguera autour des deux objectifs évoqués précédemment. Il permettra également de centraliser des données sexuées dont nous ne disposions pas auparavant ou d’aborder la question de l’égalité dans la gestion de ressources humaines (dans le cadre de l’égalité professionnelle toujours).

Concernant l’axe de lutte et de prévention des violences faites aux femmes, des actions seront mises en place autour de la formation et la sensibilisation du public et plus particulièrement  des jeunes et des professionnel-les.

Le 25 novembre 2011, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences envers les femmes, de nombreux partenaires institutionnels et associatifs ont signé un protocole pour la mise en œuvre de l’Ordonnance de protection pour les femmes victimes de violences au sein du couple ou menacées de mariage forcé (c’est une nouvelle procédure, émanant de la loi du 9 juillet 2010). C’est notamment grâce à ce multiple partenariat qu’une permanence d’information juridique relative aux « Affaires familiales » a ouvert au Tribunal de grande instance de Nanterre.

En novembre 2012, une deuxième rencontre intersyndicale ayant pour sujet les violences faites aux femmes dans le monde du travail sera organisée.

Un groupe de travail sur la prostitution sera mise en place pour répondre aux objectifs du 3ème Plan interministériel d’action contre les violences faites aux femmes 2011-2013 : c’est pour la première fois qu’un plan d’action encadre l’action de l’Etat sur ce champs.

Enfin, une réflexion sur l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge a été engagée. En fin d’année 2011, nous avons mis en place un groupe de travail qui réfléchit à des méthodes efficaces de sensibilisation des professionnels (de la petite enfance, des animateurs ou des enseignants) mais aussi des jeunes enfants (CE1 et CE2) afin de prévenir et de lutter efficacement contre les comportements sexistes.

En matière de l’égalité professionnelle, le grand chantier sera le comité départemental pour l’égalité professionnelle femmes/hommes lancé dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, en partenariat avec l’Unité territoriale de la DIRECCTE, regroupant l’ensemble des partenaires institutionnels, chambres consulaires et intermédiaires de l’emploi.

Un projet sur l’apprentissage au féminin, dans le cadre de la réflexion sur la mixité des emplois, est en cours avec le CFA du bâtiment de Rueil-Malmaison. Cette action sera approfondie grâce au partenariat avec la Chambre des métiers et de l’artisanat.


Rencontrez-vous des difficultés ?

Il y a énormément de préjugés même autour de ma mission et de la politique publique que je mets en œuvre.

Beaucoup pensent que l’égalité est un acquis et qu’il n’y a donc aucun intérêt à travailler sur ces questions aujourd’hui. Un travail de pédagogie et d’accompagnement des différents acteurs est indispensable afin de les sensibiliser sur ces sujets. Le plus difficile, peut-être, est de susciter l’intérêt de mes interlocuteurs et les aider à se poser les « bonnes » questions qui leur permettront de se saisir de la question et se mobiliser volontairement pour l’égalité.

Par contre, il ne faut pas non plus croire que tout repose sur une approche volontariste puisque des textes et des lois engagent différents partenaires dans une action interministérielle. La difficulté ici est que certains ne considèrent pas cette politique comme une politique publique à part entière. Ou à l’inverse, ils la considèrent comme celle relevant uniquement du Ministère ayant en charge la politique des droits des femmes et de l’égalité et ses représentants.


Quel est votre lien avec HDSI ?

Les liens avec Hauts-de-Seine Initiative se sont battis initialement autour du FGIF, le Fonds de garantie à l’initiative des femmes souhaitant reprendre ou créer leur entreprise. Un lien autour de l’entrepreneuriat des femmes plus largement puisque suite à une bonne coopération,  toujours dans le cadre du FGIF, nous avons pu d’avantage échanger, réfléchir sur l’entrepreneuriat au féminin. Aujourd’hui,  nous souhaitons nous lancer dans un partenariat autour d’un projet sur le mentoring des femmes. Notre objectif est de réfléchir ensemble sur l’accompagnement et le mairranage des femmes cheffes d’entreprises.

Pour ce faire, le 15 mars prochain, nous organisons en partenariat avec le cabinet de conseil W&L Consultants un petit-déjeuner débat qui nous permettra de mobiliser des femmes cheffes d’entreprises et cadres supérieures afin d’aborder le sujet du plafond de verre. A long terme, l’objectif  est de créer un réseau de femmes dans les Hauts-de-Seine qui participerait dans un programme innovant de mentoring des femmes.


Quels conseils donneriez-vous à une entrepreneuse qui souhaite se lancer ?

Avoir confiance en soi. Chercher l’entraide dans les différents réseaux et pourquoi pas dans les réseaux de femmes ! Les femmes entrepreneures doivent sortir de leur isolement. Il ne faut pas hésiter à utiliser toutes les ressources disponibles pour réussir,  s’affirmer et monter un projet solide.

C’est vraiment courageux de se lancer dans l’entrepreneuriat, dans une société où seulement 28% d’entreprises sont créées par les femmes ! Foncez et ne vous posez pas autant de questions !

 
Béatrice Bernard, Directrice du foyer Les Jeunes de La Plaine

jeunes_plaineBéatrice BERNARD, directrice du Foyer des Jeunes Travailleurs,  Les Jeunes de La Plaine à Issy-les-Moulineaux.

L’association a été fondée dans les années 60 pour répondre à un besoin important de logements des jeunes de 18 à 25 ans de la Plaine qui travaillaient dans les industries voisines. Le principal objectif du Foyer des Jeunes Travailleurs est l'accompagnement des jeunes lors de leur entrée dans la vie active. Après de nombreuses années d’activité,  l’association a constaté la vétusté de ses locaux et l’urgence de les réhabiliter.

Soutenue dans sa démarche par Emmaüs Habitat propriétaire depuis 2004, le Conseil Général des Hauts-de-Seine, le Conseil Régional d’Ile-de-France, l’Etat et Hauts-de-Seine Initiative, et après un an de travaux, La Résidence de La Plaine a inauguré ses nouveaux locaux, le vendredi 10 février 2012 au 6, rue Charlot à Issy-les-Moulineaux.

Favoriser la mixité au sein de ses espaces de vie est au cœur de ce projet de rénovation.

 

Comment avez-vous rencontré  Hauts-de-Seine Initiative ?

Nous avons rencontré Hauts-de-Seine Initiative dans le cadre du Dispositif Local d’Accompagnement (DLA). Notre première rencontre avec l’équipe du DLA a eu lieu en 2009. L’objectif était d’être aidés dans la gestion du projet de travaux du foyer des jeunes travailleurs. Après un état des lieux de la situation, le DLA nous a accompagnés pour construire des budgets sur plusieurs années et prévoir l’organisation du foyer pendant cette période.

Cet appui nous a apporté une véritable sécurité car le DLA apporte un regard professionnel et extérieur. II nous permet de sortir de notre quotidien. Nous avons aussi bénéficié d’un contrat d’apport associatif (à taux 0%) de 15 000€ dans le cadre du financement des entreprises solidaires (FINES).

Le nouveau foyer est aujourd’hui ouvert. Nous avons d’autres projets pour grandir encore, nous ferons certainement encore appel au DLA !

 

Quelle est votre politique en matière de parité  filles/garçons et de mixité sociale et culturelle ?

La mixité et l’égalité sont à la base de l’animation de notre foyer. L’association a pour but d’aider tous les jeunes à s’intégrer et l’intégration passe par l’échange. Le foyer est pensé de sorte à ce que les jeunes puissent avoir un maximum de contacts. La bâtisse est construite sur un système très simple : 1 espace de vie commune pour 4/5 chambres.

Les jeunes sont répartis de manière à ce que chacun puisse parler, s’exprimer et nouer des liens, peu importe leur sexe, leur appartenance religieuse, leur origine sociale et culturelle.

Nous accueillons aussi 20% de jeunes qui ont un parcours très difficile.


Est-ce que vous-même, en tant que femme, dans le cadre de votre poste de directrice, avez ressenti une quelconque forme de discrimination ?

(Rires) Un peu, mais rien de bien méchant. Souvent, les jeunes ou les personnes travaillant avec nous appellent le président de l’association « Monsieur le Directeur ».  J’imagine que dans la mentalité collective, l’homme est plus apte que la femme à assumer des postes à responsabilité.

Cependant, dans mon parcours professionnel, avant de devenir directrice de Jeunes de la Plaine, je n’ai pas eu à subir une quelconque discrimination.

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Asma ANFOUSSI, ELISSOL SAVEURS

menuPouvez-vous nous présenter votre activité en quelques lignes :

Situé à Chatenay-Malabry, Elissol Saveurs est à la fois une épicerie fine et un traiteur de cuisine méditerranéenne (du Liban et de la région du Languedoc-Roussillon). Nous proposons des plats cuisinés, des produits frais et des produits de longue conservation.


Racontez-nous votre parcours, qu’est-ce qui a fait de vous un entrepreneur ? Comment est née l’idée du projet ?

Responsable dans l’administration des ventes dans une société de commerce de gros, l’idée de créer mon activité me trottait dans la tête depuis quelques années. Un besoin de changer de vie, d’être indépendante… Mon évolution de carrière était limitée dans l’entreprise où j’étais salariée. A 40 ans, j’ai pris enfin la décision de tout quitter et de commencer cette aventure qu’est l’entrepreneuriat ! L’idée d’ouvrir un traiteur « méditerranéen » m’est venue progressivement : tout d’abord  je souhaitais ouvrir un commerce, puis constatant qu’il n’y avait pas de traiteur libanais dans le secteur, je me suis penchée sur la question. Mon ami étant libanais et moi originaire du Languedoc-Roussillon, j’ai décidé alors de proposer ces deux spécialités culinaires.


La rencontre HDSI : comment avez-vous rencontré l’association ? Quelle a été la valeur ajoutée du financement HDSI ?

Mon frère, banquier, m’a parlé de Hauts-de-Seine Initiative. J’ai alors pris contact avec l’association : mon dossier a été expertisé et accepté lors du passage en comité d’engagement.

Au-delà du financement obtenu auprès de l’association (utilisé pour  les travaux de la boutique), l’expertise du chargé de mission m’a beaucoup aidé dans la manière d’appréhender le projet et la stratégie pour le mener à bien.

Une remarque supplémentaire : le financement HDSI a été en partie décisif dans la réponse positive à ma demande de prêt bancaire : le soutien de l’association rassure les banquiers !


Quelles ont été les aides accordées par HDSI ? (Prêt d’honneur – NACRE…)

J’ai obtenu un prêt d’honneur de 12 000€ et un prêt NACRE de 10 000€.


Quels sont les projets à venir ?

« Ouvrir Boutique » en respectant les délais initiaux ! C'est-à-dire courant mars prochain. Puis organiser une inauguration pour me faire connaître dans le quartier.


Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un créateur qui souhaite se lancer ?

Si vous avez un rêve d’entreprise, foncez ! N’écoutez pas toujours les autres. Ils sont souvent frileux !

Il faut croire en soi, être déterminé à monter son projet et se donner tous les moyens pour réussir : se faire aider et ne pas s’isoler !

 

elissol
10 Allée des Aulnes
92290 Châtenay Malabry
Tel 09.52.66.07.09
 
Aurélie Varsovie, INSTANTS UNIQUES

aureliePouvez-vous nous présenter votre activité en quelques lignes :

Instants Uniques est une agence d’organisation d’évènements privés tels que des anniversaires, baptêmes, fêtes religieuses ou laïques, pacs, mariages, fêtes prénatales…

Cette agence bénéficie d’une visibilité Web grâce à son site internet et aux partenariats avec des sites spécialisés.

Racontez-nous votre parcours, qu’est-ce qui a fait de vous une entrepreneuse ?

J’ai fait des études supérieures en Commerce international et en Stratégie des affaires internationales (Logistique et Négociation). J’ai travaillé dans l’industrie ophtalmique et dans des laboratoires pharmaceutiques dans l’organisation, la négociation et la logistique. Après avoir été salariée pendant quelques années, J’ai eu envie d’être sur le terrain et d’être en contact avec les gens tout en exploitant mes compétences. Je cherchais une activité dans laquelle je puisse exprimer ma créativité. Au même moment, une proche m’a demandé de gérer l’organisation de son mariage, ça m’a beaucoup plu et j’ai eu envie de créer mon agence événementielle !

Avez-vous rencontré des difficultés ?

Prendre la décision de monter une entreprise dans le contexte économique actuel n’est pas facile. C’est un risque qu’il faut être prêt à prendre. Avant de se lancer, il faut vraiment penser à toutes les éventualités.

La deuxième difficulté a été le montage financier du projet et trouver des personnes capables d’accueillir le projet sans apriori. Ce n’est pas évident de se retrouver seule, sans direction… il faut apprendre à s’autogérer et s’auto-motiver. L’isolement est un frein à la création et à la productivité !

Comment avez-vous connu Hauts-de-Seine Initiative ? Quelle a été la valeur ajoutée son intervention ?

Je suis allée au Salon des entrepreneurs pour obtenir des informations  sur la création d’entreprise. J’ai alors entendu parler d’HDSI. J’ai visité ensuite le site Internet de l’association et comme j’étais à ce moment-là au stade du montage du projet, j’ai téléchargé le dossier financier et je me suis faite accompagner par Elice, une association d’accompagnement. Une fois cette phase terminée, je me suis tournée ver HDSI. Les rencontres avec le Chargé de mission en charge de mon projet ont été très instructives. Il a su me poser les bonnes questions, avoir un œil extérieur sur le projet, et me faire réfléchir à d’autres axes, orienter différemment certaines stratégies et m’a beaucoup aidé au niveau juridique.

L’expertise de Hauts-de-Seine Initiative a donné de la crédibilité à mon projet, notamment auprès des banques. L’appui de cette association a contribué à obtenir plus facilement un prêt bancaire.

Quelles ont été les aides accordées par HDSI ?

J’ai bénéficié d’un prêt d’honneur de 5 000€ et d’un prêt Nacre de 2 500€.

Quels sont les projets à venir ?

Tout d’abord atteindre mes objectifs financiers ! Ma priorité : développer mon entreprise et pérenniser l’activité.

Quels conseils donneriez-vous à un créateur qui souhaite se lancer ?

Premier conseil : Bien réfléchir au projet et tester sa faisabilité ! Il ne surtout pas sauter d’étapes, comme le business plan qui est certes laborieux mais indispensable !

Second conseil (probablement le plus important) : ne pas rester seul ! Il faut s’entourer. Cela permet d’une part de prendre des conseils auprès de réseaux, et d’autre part, de bénéficier d’un regard neuf sur son projet. Parfois on manque d’objectivité et les autres apportent ce recul nécessaire à la réussite du projet ! C’est ce qu’HDSI peut apporter !


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